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18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 21:03

Un juge de Rome a acquitté ce jour Mario Riccio, le médecin anesthésiste qui avait débranché en décembre dernier de son respirateur artificiel Piergiorgio Welby atteint de dystrophie musculaire et qui réclamait le droit de mourir (voir l'article rédigé sur le décès de cet italien)

Le juge Zaira Secchi a acquitté Mario Riccio, un médecin-anesthésiste de Crémone (nord), qui était accusé d'"homicide avec consentement".

M. Riccio avait accepté le 20 décembre dernier de provoquer la mort de Piergiorgio Welby, âgé de 60 ans et entièrement paralysé à la suite d'une dystrophie musculaire, en débranchant à sa demande le respirateur qui le maintenait en vie depuis 1997.

La commission disciplinaire de l'ordre des médecins de Crémone avait disculpé le médecin en février, concluant que son comportement avait été "irréprochable d'un point de vue déontologique".

Le parquet de Rome, qui avait ouvert une enquête judiciaire, avait demandé en juin le classement de l'affaire, mais le magistrat chargé des audiences préliminaires avait refusé et demandé des poursuites pour "homicide avec consentement".
Le juge romain a suivi le réquisitoire du parquet qui recommandait l'acquittement de l'accusé en considérant que le geste de M. Riccio "trouve sa justification dans la Constitution et les dispositions internationales intégrées à l'ordre juridique italien" qui interdisent l'acharnement thérapeutique, selon le procureur Francesca Loy.

Le cas de M. Welby avait provoqué une immense émotion en Italie mais il avait également mis en lumière le vide juridique existant dans la péninsule pour refuser un traitement médical, un droit pourtant reconnu par la Constitution italienne.

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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 11:25

Dans la lutte contre l'alcoolisme, retenez bien ces chiffres : 2340 que vous devrez lire deux, trois, quatre, zéro. 
Ils correspondent aux différents seuils de consommation d'alcool considérés comme à moindre risque
pour la santé et définis depuis 1980 par l'Organisation Mondiale de la Santé : pas plus de 2 unités d'alcool par jour pour les femmes, 3 pour les hommes, 4 dans le cadre de consommations occasionnelles et festives, et 0 au moins un jour par semaine.  
(Voir l'artice sur la diminution du taux d'alcoolémie au volant à 0.2g /L et le logo sur la prévention contre l'alcoolisation foetale)

A partir du 1er août 2007, ils apparaîtront sur toutes les publicités en faveur de boissons alcoolisées ou alcooliques. Mais pas sur les bouteilles.

Cette nouvelle « règle » est en fait une initiative des alcooliers, qui s'engagent ainsi dans une responsabilisation des consommateurs. Leur objectif est de relayer « de manière permanente et visible » le message des pouvoirs publics et des organisations de santé publique sur les seuils de consommation d'alcool à ne pas dépasser.

Le logo www.2340.fr  qui accompagnera toutes les publicités, renverra également vers un
site internet d'information.

En revanche, aucune bouteille ne portera ce logo… Cette abstention est dénoncée par le Dr Alain Rigaud, président de l'Association nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA). « Il y a une bonne idée dans leur campagne, mais on peut déplorer que pour connaître les risques liés à la consommation d'alcool, il faille se rendre sur un site internet. Il serait souhaitable de mentionner les seuils à ne pas dépasser sur l'ensemble des bouteilles. C'est comme pour les limitations de vitesse en voiture, on ne se connecte pas sur Internet pour les connaître, les panneaux sont sur le bord de la route »…

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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 17:37
Pour la santé publique mondiale et l'accès aux médicaments dans les pays du Sud, le Rwanda est devenu le premier pays du monde à recourir à la décision de l'OMC permettant d'importer des médicaments génériques contre le sida, près de quatre ans après l'adoption de cette dérogation au droit des brevets, a annoncé hier l'OMC. 

Cette décision est cruciale car elle permet au Rwanda d'obtenir des copies génériques de traitements à bas prix plutôt que d'acheter des médicaments plus chers et encore protégés par des brevets. 

Kigali avait informé l'Organisation mondiale du commerce (OMC) mardi dernier de son intention d'importer du Canada sur deux ans 260.000 boîtes de TriAvir, un anti-rétroviral produit par la société Apotex. 
Le Rwanda devient le premier des 150 Etats membres de l'OMC à utiliser la disposition du 30 août 2003 qui autorise les pays producteurs de médicaments génériques, comme l'Inde, le Canada ou le Brésil, à vendre des copies de produits brevetés à des pays incapables d'en fabriquer eux-mêmes.

Elle complète la déclaration de Doha du 14 novembre 2001 (voir la déclaration) qui a autorisé un pays à octroyer à une société nationale une "licence obligatoire" lui permettant de copier pour son usage interne un médicament étranger en cas de situation d'urgence sanitaire nationale comme le VIH-SIDA, le paludisme, la tuberculose ou "d'autres épidémies". (voir la séance de la commision bioéthique et droit de la sanét du Barreau de Paris sur ce thème des médicaments génériques)

La Thaïlande a invoqué ce texte en novembre dernier pour faire fabriquer des médicaments contre le sida. Cette décision a déclenché une bronca de l'industrie pharmaceutique en France et aux Etats-Unis.
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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 05:01

Un rapport de l'IGAS met en cause le service de chirurgie de l'hôpital Emile Borrel de St-Affrique en évoquant un taux de mortalité exceptionnellement élevé.
La Directrice de l'Hospitalisation et de l'Organisation des Soins, Annie Podeur, à décider d'accélérer la mission d'investigation de l'IGAS et prendra" les décisions qui s'imposent".

Après avoir fait parlé de lui en 2004 car sauvé de la fermeture par Philippe Douste-Blazy, le service de Saint-Affrique est à nouveau sur le point d'être fermé.  
C'est un article du Parisien/Aujourd'hui en France daté du jeudi 19 juillet qui a tout déclenché en reprenant un rapport de l'IGAS qui affirme que "12 ablations partielles du colon réalisées récemment dans cette unité expérimentale de chirurgie viscérale (...) se seraient soldées par un décès".
 
Alain Fauconnier, le président du CA du centre hospitalier Emile-Borel de Saint-Affrique et maire PS de cette ville, s'est déclaré "scandalisé par les informations fausses ou sorties de leur contexte. Personne n'est mort ici et il n'y a eu aucune plainte"
Il a également souligné que ces malades étaient "en phase terminale de cancer". 
Enfin, le président du conseil d'administration de l'hôpital affirme que sur les douze décès cités, six "ne sont pas liés à l'acte chirurgical mais à l'évolution de la maladie", et précise qu'ils avaient eu lieu des semaines plus tard hors du centre hospitalier. 
Enfin, le maire a mis en cause "la méthode classique utilisée par le professeur Guy Vallencien", le secrétaire général du Conseil national de la chirurgie, pour "discréditer les petits hôpitaux" et "fragiliser le personnel".

Mais le rapport n'est pas fini selon le ministère de la santé car il manque encore la phase de contradiction. 
La Directrice des Hôpitaux, Annie Podeur a souhaité hier "accélérer" la mission de l'Inspection des affaires sociales sur cet hôpital : " Nous avons le devoir d'aller très vite : on va accélérer le calendrier de quelques semaines et s'il y a un risque avéré pour la santé des patients et la qualité des soins, la ministre de la Santé prendra toutes les dispositions qui s'imposent", a-t-elle  déclaré lors d'une conférence de presse au ministère de la Santé.  
La phase contradictoire au cours de laquelle l'IGAS doit entendre les personnels soignants et paramédicaux de l'hôpital aura donc lieu plus tôt que prévu. Elle a également ajouté : "A la demande de Roselyne Bachelot, je suis venue vous dire que la mission pilotée par l'Igas n'était pas une mission d'inspection, mais d'évaluation". 

Le service de chirurgie de l'hôpital de Saint-Affrique n'est pas un service comme les autres. 
En 2004, il avait déjà été menacé de fermeture après une fusion ratée avec le centre hospitalier de Millau. 
Selon Valérie Hanon, chargé de mission à l'Agence Régionale de l'Hospitalisation des Midi-Pyrénées,  "les blocs opératoires n'étaient pas aux normes ». 
C'est Philippe Douste-Blazy, à l'époque ministre de la santé, qui avait empêché la fermeture du service en proposant une expérimentation de deux ans avec une remise en état des équipements.
Alain Fauconnier, également président de la coordination nationale de défense des petits hôpitaux, voulait montrer qu' "une chirurgie de proximité pouvait atteindre les impératifs de sécurité et de qualité des soins".

 Actuellement, selon les chiffres de l'Agence Régionale de l'Hospitalisation des Midi-Pyrénées,  le service de cet hôpital comprend deux chirurgiens qui  travaillent à temps-plein et des médecins intérimaires. 
Alain Fauconnier affirme qu'il "y a plus de 500 interventions par an dans l'établissement " pour justifier l'existence du service de chirurgie.
 
Mais l'Agence Régionale de l'Hospitalisation des Midi-Pyrénées, affirme qu'en 2005, l'hôpital a accueilli 381 séjours chirurgicaux. Une conférence de presse a eu lieu hier soir au ministère de la santé avec Annie Podeur, Directrice de la DHOS et Philippe Rognié, Directeur adjoint de l'ARH de Midi-Pyrénées.

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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 22:16

La commission des affaires sociales du Sénat invite à des réformes structurelles pour en finir avec le déficit de la sécurité sociale 

La commission des affaires sociales, présidée par Nicolas About (UC-UDF - Yvelines) a approuvé le rapport établi par Alain Vasselle (UMP - Oise), en sa qualité de président de la mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (Mecss), en vue du débat sur les orientations des finances sociales qui se tiendra au Sénat le 24 juillet prochain.

Le rapport prend acte de la dégradation des données relatives au déficit de la sécurité sociale qui pourrait atteindre 12 milliards d'euros en 2007. Il relève que cette situation aurait vraisemblablement été bien plus grave encore en l'absence des réformes menées au cours de la précédente législature (retraites en 2003 et assurance maladie en 2004).

Pour autant, trois sujets en particulier appellent des réponses urgentes :
- les dettes accumulées par le fonds de solidarité vieillesse (FSV) et le fonds de financement des prestations sociales agricoles (Ffipsa) dont le montant dépassera 11 milliards d'euros fin 2007 et dont la responsabilité incombe à l'Etat ;
- l'insuffisance dramatique du « panier fiscal » censé compenser à la sécurité sociale le coût des allégements de cotisations sur les bas salaires : la différence entre les recettes affectées et le coût des exonérations atteint d'ores et déjà 850 millions d'euros et devrait encore être aggravée par la mesure relative aux heures supplémentaires prévue dans le projet de loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat ;
le déficit de trésorerie de l'ACOSS, dont tout indique qu'il pourrait dépasser, avant la fin de l'année, le plafond déjà très élevé de 28 milliards d'euros prévu par la loi de financement pour 2007.

Sur ce dernier point, la commission des affaires sociales a pris acte des déclarations du ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique, Eric Woerth, qui a indiqué que l'apurement de la dette de 5 milliards d'euros contractée par l'Etat à l'égard de la sécurité sociale pourrait intervenir d'ici la fin de l'année, permettant à l'ACOSS de respecter le plafond autorisé.

Il ne s'agit cependant que d'une réponse ponctuelle, qui doit certes être saluée, mais qui ne modifie pas le constat d'un déficit en trésorerie atteignant des proportions non soutenables à court terme. Dans ces conditions, la commission des affaires sociales juge indispensable de poser la question d'une réouverture de la caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES) afin de lui transférer le stock de déficits des quatre branches accumulé ces dernières années. L'interdiction de reporter le coût de la dette sur les générations futures entraînerait, dans ces conditions, une hausse de 0,2 point (de 0,5 % à 0,7 %) du taux de la CRDS.
Mais cette réouverture n'aura de sens que si des réformes structurelles, permettant un retour durable à l'équilibre comptable des quatre branches, sont conçues et menées à leur terme.

La commission des affaires sociales suggère à ce titre :
- de poser la question des modalités pratiques d'entrée dans le dispositif des longues carrières qui, en l'état, apparaît de plus en plus clairement incompatible avec le déficit structurel de l'assurance vieillesse ;
- d'engager la réflexion sur une réforme systémique, et non plus paramétrique, des retraites, s'inspirant, en particulier, des mécanismes de cotisations définies expérimentés chez certains de nos partenaires européens ;
- de tenir compte du poids financier croissant de la prise en charge des affections de longue durée dans les dépenses d'assurance maladie, qui montre les limites du processus de médicalisation de la prise en charge des ALD entamé en 2004 ;
- de définir une stratégie claire de mise en œuvre de la tarification à l'activité à l'hôpital ;
- enfin, d'associer plus étroitement l'assurance maladie à la gestion des dépenses hospitalières. 

ACOSS: Agence Comptable des Organismes de Sécurité Sociale
ALD: Affection Longue Durée (
voir l'article précédent sur la prise en charge des ALD)
CRDS: Contribution au Remboursement de la Dette Sociale

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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 15:01

Le plan de sauvegarde des personnes à risque en cas de canicule a encore été renforcé cette année, a déclaré la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot-Narquin, en conseil des ministres. Voir l'article sur l'activation préventive du plan canicule.

Quatre ans après la canicule de 2003, qui s'était soldée par la mort d'environ 15.000 personnes âgées, "plus de 97% des établissements de santé et des maisons de retraites" sont maintenant équipées de "pièces rafraîchies", a-t-elle déclaré selon un communiqué gouvernemental.
Les maires devront de nouveau s'assurer que les registres communaux des personnes vulnérables sont à jour, dans les communes de plus de 5.000 habitants.

Le plan, activé du 1er juin au 31 août, prévoit plusieurs niveaux d'alerte progressifs, une surveillance des données météorologiques, des messages à la radio et à la télévision, la surveillance particulière de la situation sanitaire des départements concernés, etc.

Le plan 2007 prévoit en outre un renforcement des recommandations pour les travailleurs, les sportifs et les enfants en bas âge, une révision des dispositifs de communication "afin de mieux conseiller les publics en fonction des risques encourus" et la mise en place d'un numéro de téléphone gratuit ("vert") pour l'information du grand public (0 800 06 66 66).
Il prévoit également une sensibilisation particulière des médecins de ville sur la permanence de soins et l'octroi de subventions aux établissements pour personnes handicapées afin qu'ils s'équipent en matériels de rafraîchissement mobiles et embauchent du personnel supplémentaire en cas de canicule.

Enfin, il a été décidé que le dispositif de veille serait exceptionnellement prolongé dans les régions accueillant la Coupe du monde de rugby.

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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 19:58

La condamnation à mort des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien naturalisé bulgare détenus en Libye a été commuée en peine de prison à perpétuité, annonce le Haut Conseil judiciaire libyen. Voir le précédent article sur les infirmières bulgares et le médecin palestinien retenus en détention et condamnés à mort pour avoir inoculé le virus du SIDA.

"Le Haut Conseil judiciaire a décidé de commuer les condamnations à mort contre les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien en peine de prison à perpétuité", annonce la plus instance judiciaire de Libye dans un bref communiqué.

Les six ont été arrêtés en février 1999 dans le cadre d'une enquête sur la propagation du virus du sida dans un hôpital pour enfants de Benghazi.

Ils ont été condamnés à mort en décembre (voir l'article sur leur première condamnation), peine confirmée en appel par la Cour suprême et commuée aujourd'hui par le Haut Conseil.

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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 10:49

Avec 1 313 cas répertoriés en 2006 par l'Institut de Veille sanitaire (InVS), l'hépatite aiguë A est considérée comme sous contrôle en France. Avec un système de surveillance efficace, la maladie est à déclaration obligatoire depuis novembre 2005.

C'est la conclusion d'une nouvelle étude publiée aujourd'hui par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Elisabeth Couturier et son équipe de l'InVS, ont analysé l'ensemble des cas d'hépatite aiguë A notifiés en 2006.

Résultat sur 1 313 cas déclarés d'hépatite A, 1 295 concernent la France métropolitaine et 18 les départements d'Outre-mer
Le taux d'incidence en métropole est de 2,15 pour 100 000 habitants
Certaines régions sont plus touchées que d'autres. 
Six départements n'ont ainsi notifié aucun cas : Ardennes, Haute-Corse, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Marne, Vendée. 
A l'inverse le Puy-de-Dôme, l'Indre et le Cantal présentent les plus fortes incidences, avec plus de 10 cas pour 100 000 habitants. 
L'âge moyen des patients contaminés est de 22,6 ans.

L'hépatite A est une infection aiguë qui se transmet principalement par voie oro-fécale, c'est-à-dire par contact avec une personne contaminée ou par ingestion d'aliments, eux-mêmes contaminés par des matières fécales. 
Elle apparaît le plus souvent chez des populations vivant en communauté ou dans des conditions sanitaires précaires. 
En France, les gens du voyage et les enfants en collectivités sont en première ligne.

Voir le précédent dossier du BEH sur la BPCO.

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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 10:53

La justice lybienne pourrait commuer lundi les condamnations à mort prononcées contre les infirmières bulgares; les familles des enfants atteints du sida devraient toucher des indemnités d'un montant de 400 millions de dollars. 

Des signes encourageants sont apparus dans l'affaire des infirmières bulgares avec la conclusion en début de semaine précédente d'un accord financier entre les familles des enfants infectés par le virus du sida et la Fondation Kadhafi, dirigée par Seif al-Islam Kadhafi, le fils du guide libyen
Le protocole de la conciliation devrait être présenté demain au Conseil supérieur des instances judiciaires qui pourrait décider de commuer les condamnations à mort en peines de détention à perpétuité. Cet organe politique dépend directement du ministre de la Justice et a le pouvoir de modifier le verdict de la Cour suprême ou même de l'annuler. 

La fin de ce scénario heureux serait le transfert des prisonniers dans leur pays d'origine, où ils pourraient accomplir leurs peines, la Libye et la Bulgarie étant liées par un accord d'extradition. « On ne peut que se féliciter du rôle positif joué par la Fondation Kadhafi, mais le cauchemar ne prendra fin que le jour où les condamnés toucheront le sol européen », indique Me Emmanuel Altit.

Le compromis financier négocié par la Fondation Khadafi porterait, selon nos informations, sur un montant d'environ 1 million de dollars par famille
de victimes, soit un total de 400 millions de dollars. Ce dédommagement ouvre la voie, selon les coutumes locales, au pardon des personnes lésées. Il est alors considéré comme le prix du préjudice. Les familles peuvent alors renoncer à la mise à mort.

Seif al-Islam Kadhafi confirme que les parties contractantes de l'accord sont les représentants des familles et le gouvernement. « Les indemnités sont financées par des contributions internationales sous forme de remises de dettes. Les pays concernés sont la Bulgarie, la Slovaquie ainsi que la Croatie et la République tchèque », affirme Seif al-Islam. « En revanche nous n'avons pas pour le moment d'accord avec l'Union européenne », ajoute-t-il.

Selon le président de la fondation Kadhafi, « le règlement du dossier est seulement à son début ». « Nous cherchons à étendre l'accord bilatéral entre l'Union européenne et la Libye à l'ensemble de l'Afrique. L'aide de Bruxelles pour lutter contre la pandémie ne doit pas se limiter à notre pays mais s'étendre au continent par notre intermédiaire », explique-t-il.
Épuisées par une épreuve dont elles ne voient pas la fin, les infirmières bulgares vivent de plus en plus mal leur séjour en prison. « Il faut imaginer leur état d'esprit après la dernière étape judiciaire. Les prisonnières sont convaincues qu'elles sont perdues si une issue n'est pas trouvée rapidement. L'idéal serait qu'elles soient transférées en Europe après une commutation de leurs peines pour des raisons de santé », insiste Me Emmanuel Altit.

La visite surprise de Cécilia Sarkozy en Libye a focalisé l'attention en France sur le sort des infirmières bulgares. « On peut être raisonnablement optimiste » sur une issue positive pour les six condamnés à mort, a assuré hier Claude Guéant, le secrétaire de l'Élysée, qui a accompagné la première dame de France dans son périple marqué par une rencontre avec les prisonnières. « Il nous a semblé que les arguments qui ont été développés auprès du colonel Kadhafi finissaient par porter », a déclaré Claude Guéant au lendemain de l'entrevue des deux émissaires français avec le guide de la révolution, le colonel Mouammar Kadhafi. « Ce n'est pas encore acquis », a-t-il toutefois nuancé.

« 
Cette visite est une excellente initiative. Elle montre que nous sommes entrés dans une dynamique positive. Elle prouve que l'Union européenne et plus particulièrement la diplomatie française est active », commente, de son côté, Emmanuel Altit, l'avocat français des infirmières. « Le déplacement de Cécilia Sarkozy marque une étape. Des gestes symboliques donc politiques sont accomplis. Cela doit permettre d'accélérer le processus vertueux qui s'est engagé en marge de la confirmation des peines de mort », poursuit-il.

Les responsables européens en charge du dossier auraient été agacés de ne pas avoir été informés à l'avance de la démarche française (visite de Cécilia Sarkozy). Parlant sous couvert d'anonymat, l'un d'eux soupçonne la France de « vouloir tirer la couverture à elle, à la dernière minute »

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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 04:45

Le vaccin Gardasil, indiqué pour la prévention des cancers du col de l'utérus et d'autres maladies génitales liées à 4 virus du type HPV, est désormais pris en charge à 65% par l'Assurance-maladie.

Le prix de la dose est ramené de 145 euros originellement à 135,59 euros, et le schéma de vaccination nécessite trois administrations. Voir l'article précédent sur la vaccination par Gardasil contre le cancer du col de l'utérus.

Cette prise en charge sera accordée pour toute jeune fille à partir de 14 ans, et pour toutes les patientes de 15 à 23 ans qui n'auraient pas eu de rapports sexuels ou se trouveraient dans leur première année d'activité sexuelle. Voir la déclaration de remboursement de l'ancien ministre de la santé, Xavier Bertrand, en février 2007 concernant le Gardasil.

C'est une décision dont l'impact économique pour l'Assurance-maladie est évalué à 100 millions d'euros par an. Un signe fort donc, mais il n'est pas inutile de rappeler que chaque année plus de 33 000 cas de cancer du col de l'utérus sont diagnostiqués dans l'Union européenne et 15 000 femmes en meurent dans le même temps.

Pour le ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, Roselyne Bachelot-Narquin, « le remboursement de ce vaccin est une grande avancée pour la santé des femmes. Sa prescription doit aussi être l'occasion pour les jeunes femmes d'avoir une consultation de prévention et d'information avec leur médecin ou leur gynécologue ». 

En outre rappelle le ministre, « le Gardasil ne protège pas de toutes les souches de virus. Il est (donc) rappelé à toutes les femmes qu'un suivi clinique régulier (…) et un dépistage par frottis vaginal restent indispensables. »

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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 00:45

Compte tenu du « caractère exceptionnel de gravité de l’accident » de radiothérapie survenu à l’hôpital Jean Monnet d’Epinal, le procureur de la ville avait souhaité la délocalisation de l’instruction. 

Deux juges, du pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris, spécialisé dans les affaires complexes (hormone de croissance contaminée, amiante, syndrome de la guerre du Golfe, dopage...), Anne-Marie Bellot et Pascal Gand, viennent d’être désignés.

Leur tâche s’annonce lourde, puisqu’une cinquantaine de plaintes ont déjà été déposées et que l’instruction, après réquisitoire supplétif du parquet de Paris, porte désormais sur des faits éventuels d’homicides ou de blessures involontaires ayant entraîné une ITT supérieure à trois mois, avec les circonstances aggravantes d’un manquement délibéré à une obligation de prudence et de sécurité, ainsi que sur la non-assistance à personne en danger.

A Epinal, selon le dernier bilan fourni par l’hôpital, 433 patients ont subi une surirradiation, avec un surdosage supérieur à 20 % pour 24 d’entre eux ; cinq sont décédés. Voir le dernier article qui rajoute 12 nouveaux cas aux patients surexposés à une radiothérapie.

Après le rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui a mis en lumière une série de défaillances humaines, des mesures ont été décidées au niveau national pour renforcer la sécurité des pratiques et la vigilance. 
La dosimétrie in vivo, en particulier, est désormais obligatoire.

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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 13:20

A la suite d'une ré-évaluation des risques associés à l'utilisation des médicaments contenant de la toxine botulique, l'Agence européenne du Médicament (EMEA) impose des précautions d'emploi supplémentaires et modifie le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP).

Selon l'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (
AFSSaPS), cette décision est motivée par les effets indésirables « rares mais graves » constatés par l'Agence européenne. 
Il s'agit « de faiblesses musculaires excessives (et) de difficultés à avaler pouvant conduire à une pneumopathie par inhalation d'évolution fatale dans de très rares cas. » 
Un courrier a donc été adressé aux professionnels de santé pour « les informer des modifications (introduites au RCP), et leur rappeler les règles de bon usage de ces médicaments. »

En France, quatre spécialités à base de toxine botulique ont reçu une Autorisation de mise sur le Marché (AMM). 
Trois d'entre elles - Botox, Dysport et NeuroBloc - sont réservées à un usage hospitalier et seul Vistabel est vendu - sur prescription - pour le traitement des rides intersourcilières. 

L'AFSSaPS rappelle enfin « que tout effet indésirable grave ou inattendu doit être signalé à un Centre régional de Pharmacovigilance ».

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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 08:37

La Cour suprême de Libye a confirmé hier la condamnation à mort des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien accusés d'avoir volontairement inoculé le virus du sida à 426 enfants. (Voir l'article sur la condamnation des infirmières bulgares et du médecin palestinien prononcée en nivembre 2005
Toutefois, un accord aurait été trouvé avec les familles, augurant d'une sortie de crise. Une indemnisation devrait permettre aux condamnés de voir leur peine commuée

Ce qui n'aurait pu être qu'un sordide fait divers est devenu au fil des années un véritable feuilleton judiciaire puis diplomatique. 
Emprisonnés depuis huit ans pour des faits qu'elles ont toujours niés, les infirmières bulgares et le médecin palestinien sont devenus, bien malgré eux, un enjeu central de la normalisation des rapports du régime avec la communauté internationale. 
Leurs supposés aveux auraient été extorqués sous la torture. 
Selon elles, ce sont les conditions d'hygiène déplorables de l'hôpital de Benghazi, la seconde ville de Libye, qui seraient responsables de l'épidémie; version appuyée par de nombreux spécialistes, dont le professeur Luc Montagnier, codécouvreur du virus. Des analyses ont prouvé que des patients ont été contaminés avant l'arrivée des infirmières dans l'établissement.

L'Union européenne et les Etats-Unis ont depuis plusieurs années exercé de multiples pressions afin d'obtenir la clémence du ministère public libyen, puis la révision du procès une fois la première condamnation prononcée en 2004. Le premier jugement annulé, la peine capitale est à nouveau prononcée à l'issue d'un second procès en 2006. La Cour suprême, saisie pour statuer en appel, a confirmé ce mercredi la sentence. Et, paradoxalement, redonné aux condamnés une possibilité d'échapper à la mort.

Des négociations, menées sous l'égide de la Fondation Kadhafi - dirigée par le propre fils de Mouammar Kadhafi, Seif-al Islam - auraient permis d'aboutir à un accord entre les familles de victimes et l'Union européenne. 
Après avoir conduit la négociation au nom de son nouveau membre, l'UE devrait verser 10 millions de dollars par enfant, soit près de 4,3 milliards de dollars. 
Une somme très supérieure aux 2,7 milliards de réparations auxquelles Tripoli avait été condamné en 2003 dans l'affaire de l'attentat de Lockerbie, qui avait reconnu la responsabilité de citoyens libyens. 
Deux affaires qui sont, au-delà de simples similitudes, intimement liées... et une bonne opération financière pour l'Etat libyen.
En vertu de l'accord signé à Washington le 13 août 2003, les réparations liées à l'attentat devaient être versées en trois paiements : 4 millions à la levée des sanctions de l'Organisation des Nations unies (ONU), prononcée en septembre 2003, 4 autres à la levée des sanctions unilatérales américaines et le reste du montant lors du retrait de la Libye de la "liste noire" des Etats soutenant le terrorisme. 
Le premier versement a été effectué début 2004, et le 20 septembre de la même année, la présidence américaine annonçait un assouplissement de l'embargo pétrolier imposé à Tripoli.

Malgré sa condamnation des attentats du 11 septembre, l'objectif d'une réhabilitation permettant à Kadhafi de voir son pays rayé de la liste américaine reste à atteindre. Lors de sa venue à Sofia au début du mois de juin 2007, le président américain avait exhorté Tripoli à libérer les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien, geste pris par Tripoli comme un signe d'ingérence et qui avait nettement retendu les rapports avec l'Union européenne.

L'accord trouvé mardi soir sera présenté au Conseil supérieur des instances judiciaires, qui pourrait décider de commuer les peines capitales en peines de prison, voire les en dispenser. "Nous sommes parvenus à un compromis acceptable avec les familles. Les modalités précises du règlement des compensations financières accordées aux victimes seront précisées ultérieurement ", à déclaré Seif-al Islam. Les autorités bulgares faisaient toutefois savoir en fin de matinée mercredi qu'elles n'avaient pas connaissance d'un tel accord.

Après huit années de rebondissements judiciaires, les parties semblent entrevoir une sortie de crise. 
En vertu d'un accord d'extradition entre les deux pays, les condamnées pourraient purger leur peine de prison dans leur pays d'origine, accompagnées du médecin palestinien, auquel le ministre des Affaires étrangères libyen a proposé la naturalisation à la fin du mois de juin dernier. 
La normalisation diplomatique de la Libye et sa réintégration sur la scène internationale ne sont certes pas acquises, mais le règlement de cette affaire marque, à n'en pas douter, un pas important sur cette voie pour le régime de Kadhafi.

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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 17:21

Lors d'un interview sur RTL avant-hier, le président du Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR), Robert Namias, juge la politique de lutte contre l'alcool au volant jusqu'ici "absolument inefficace".

Il présente dans la journée une motion abaissant le taux d'alcoolémie autorisé au volant de 0,5 à 0,2 grammes par litre de sang

"Ce n'est pas du tout ni exorbitant ni extraordinaire", a expliqué Robert Namias. "Une recommandation de la Commission Européenne, dont on ne parle jamais, qui date pourtant de janvier 2001, recommande à l'ensemble des Etats européens de passer de 0,5 et 0,2 à partir de 2010". Cette idée avait pourtant été rejétée mi-juin par le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.

"Ce que je souhaite simplement, c'est qu'on active cette recommandation, et même si on ne le fait pas tout de suite, que d'ici trois ans on puisse avoir un taux qui soit proche du taux zéro", ajoute M. Namias.

La lutte contre la vitesse au volant a bien fonctionné, notamment grâce au renforcement des sanctions pénales et à l'installation de radars, remarque Robert Namias. Cependant, "(...) l'alcool continue à tuer (...) malgré une politique de communication très importante, malgré d'ailleurs un renforcement des contrôles, malgré un système pénal beaucoup plus dur", déplore le président du CNSR.

"Il y a aujourd'hui 25% de tués sur la route dûs à l'alcool au volant en moyenne sur les 4.800 chaque année, 50% la nuit et le week-end".

Pour M. Namias, le vrai problème est qu' "on n'a pas encore compris que l'alcool au volant tuait tout autant que la vitesse. Ce qui manque c'est une véritable éducation, une véritable conviction".
Un vrai travail de pédagogie et de prévention est donc à réaliser.
"On considère actuellement que ce sont les jeunes qui sont les principales cibles de la lutte contre l'alcool au volant, je ne vois pas pourquoi (...). La vérité est bien plus compliquée que ça. La vérité, c'est que tous ceux qui ont l'impression de ne pas boire, qui prennent un ou deux verres à midi ou le soir, sont en situation de difficultés graves pour conduire et mettent en danger non seulement leur vie mais celle des autres", a-t-il averti.

Le CNSR sera présent sur des grands évènements estivaux ( Tour de France les 10 et 28  juillet, Francofolies de la Rochelle du 11 au 16 juillet, NRJ party tour entre le 19 juillet et le 17 août, et à Rock-en-Seine à Saint-Cloud du 24 au 26 août) afin de sensibiliser les conducteurs au danger de l'alcool.

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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 11:59

Le gouvernement a confié une mission à deux experts sur les conditions de mise en oeuvre d'"un bouclier sanitaire" visant à réduire le déficit de l'assurance maladie et dont les premiers éléments de conclusion sont attendus fin août. 

"Il convient de rendre le système de prise en charge de nos dépenses de santé plus juste, simple et rationnel tout en respectant le principe de solidarité qui le fonde", lit-on dans la lettre de mission adressée à Bertrand Fragonard, président du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, et Raoul Briet, président de la Commission de périmètre des biens et services remboursables de la Haute Autorité de santé.

La lettre a été envoyée par les ministres de la Santé, Roselyne Bachelot-Narquin, du Budget, Eric Woerth et par le Haut Commissariat aux Solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsh.

"Parmi les propositions suggérées, celle du 'bouclier sanitaire' consisterait à instituer un plafond des restes à charge supportés par les assurés sur la dépense remboursable", lit-on dans le texte publié mardi soir.
Il ajoute "qu'en dessous du seuil, les tickets modérateurs et participations forfaitaires resteraient à la charge de l'assuré ; au-delà, l'assurance maladie lui garantirait une couverture intégrale".

"Un tel bouclier peut être défini de manière uniforme ou s'exprimer en fonction du revenu des ménages comme l'ont décidé d'autres pays", ajoute le texte qui demande aux deux experts d'engager "une analyse des enjeux et des modalités techniques de cette proposition".
Ils devront notamment déterminer s'il convient de mettre en oeuvre ce bouclier "par personne protégée ou par foyer", l'articuler avec le système de tickets modérateurs et de franchises et en mesurer "les éventuels effets pervers".

Au début du mois, le Premier ministre avait fait savoir que le gouvernement entendait ratifier sans délai le plan de redressement de l'assurance maladie pour en maîtriser le déficit.
François Fillon s'était aussi prononcé pour un débat "sans a priori" sur ce "bouclier sanitaire" préconisé par Martin Hirsch. Ce dernier, qui avait émis des réserves sur les franchises médicales, a proposé l'instauration du bouclier permettant que les sommes restant à la charge d'un patient ne puissent dépasser de 3 à 5% de son revenu brut.

Le déficit général de la Sécurité sociale dépasse 12 milliards d'euros cette année alors que la loi de financement de la sécurité sociale pour 2007 tablait sur une impasse d'environ 8 milliards d'euros.

La Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) a présenté le mois dernier un plan de redressement d'un montant d'environ 1,4 milliard d'euros.
Voir l'article rédigé sur ce plan de redressement des comptes de la Sécurité sociale. 

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